Je m'arrache un peu les cheveux là-dessus... J'ai peur que l'étanchéité prenne un coup si la reprise de bétonnage se fait mal entre les deux coulées. Est-ce que certains d'entre vous ont déjà utilisé des profils d'arrét de béton spécifiques ou des bandes d'arase pour éviter les mauvaises surprises avec l'humidité ? Je prends tous vos retours d'expérience parce que je veux vraiment que ce soit nickel.
Comment aborder le coffrage de fondations coulées en plusieurs fois et gérer les joints froids qui peuvent en résulter ?
Tu coulerais quelle hauteur environ par étape ? C'est surtout pour savoir si tu prévois un coffrage bois classique ou un système modulaire, parce que ça change pas mal la donne pour la mise en place d'un joint hydrofuge.
Je prévois des tranches d'environ 60 cm de haut pour chaque coulée, question de ne pas trop faire pression sur le coffrage modulaire que j'ai loué. Du coup, pour le joint hydrofuge, je pensais partir sur une bande gonflante fixée au milieu de la reprise, mais je me demande si c'est suffisant avec les variations de terrain.
Avec des tranches de 60 cm, la pression reste effectivement gérable pour le matériel. En complément de la bande gonflante, l'application d'un produit de reprise de bétonnage sous forme de barbotine adhérente apporte une sécurité supplémentaire indéniable pour l'étanchéité globale de l'ouvrage 🏗️. Penser aussi à bien piquer la surface précédente pour éliminer la laitance, ça change tout pour l'accroche 💪.
Je ne suis pas tout a fait d'accord sur la barbotine seule, j'ai peur que ca fasse double emploi un peu lourd avec la bande gonflante et que ca complique inutilement le timing de pose sur du modulaire 😬. Autant soigner direct le piquage et un bon coup de nettoyeur haute pression avant de poser le joint, ca me parait deja largement suffisant pour que ca tienne sans multiplier les couches 💧.
Merci pour tous ces retours techniques, je vais noter vos précieux conseils avant de lancer le chantier, même si je risque fort de me tâcher le froc avec la barbotine vu ma maladresse légendaire !
Pour bien visualiser pourquoi ce timing serré est si redouté sur ce genre de chantier et pourquoi la gestion de la reprise demande autant de minutie, cette courte vidéo montre très bien les risques liés à l'apparition de ces fameuses zones de faiblesse :
La video montre exactement le genre de galere qu'on essaie d'eviter avec des hauteurs de 60 cm. Le nettoyage haute pression est une bonne base, mais j'ajouterais qu'il faut vraiment faire gaffe a la meteo si le chantier est en exterieur, parce qu'une chappe sechee trop vite au soleil sur la reprise fragilise le bouzin autant qu'un mauvais piquage.
Protéger la reprise avec une bâche humide ou un produit de cure juste après le coulage évite effectivement ce dessèchement prématuré qui ruine l'adhérence. C'est un détail souvent négligé mais qui change tout pour la durabilité de l'ensemble.
Clair que la météo joue un rôle énorme, un peu comme quand on essaie de coller un grip de skate par temps humide 🛹. Bref, pour en revenir au coulage, bien saturer la tranche avant de balancer la sauce évite vraiment les mauvaises surprises 💧.
Bien saturer la tranche c'est la base, mais attention a pas noyer la zone non plus sinon ca fait l'effet inverse ! Perso j'ai toujours un vieux seau qui traine pour arroser ca proprement, bon apres je renverse la moitie sur mes chaussures a chaque fois...
Exactement, le juste milieu c'est la clé 💧. Si c'est trempé au point de faire des flaques, le béton frais va rejeter l'eau et perdre en résistance sur les premiers millimètres. Une bonne éponge pour humidifier sans détremper, ça marche du tonnerre 🧱🛠️.
L'analogie de l'éponge est très juste, car un excès d'eau en surface crée un film pelliculaire néfaste pour la liaison chimique, un peu comme une couche de vernis qui empêcherait une colle de mordre dans son support.
Pour faire le point sur tout ce qui a été dit jusqu'ici, la discussion tourne autour de la meilleure façon de gérer ces fichues reprises de bétonnage par tranches de 60 cm pour éviter les infiltrations. D'un côté, on a insisté sur l'importance du matériel comme les bandes gonflantes et un bon piquage de surface, tout en débattant de l'utilité d'une barbotine qui risque de compliquer les choses. De l'autre, les échanges ont bien souligné qu'il ne faut surtout pas négliger l'humidité et la météo pour éviter un séchage trop rapide, en gardant la zone juste humide comme une éponge bien essorée sans faire de flaques. Bref, entre la préparation du support, le timing et la gestion de l'eau, y a de quoi s'occuper... et risquer de s'en mettre partout !